Que pense le consommateur ? Que desire-t-il ? De quoi rêve -t-il ? Qu'est ce qui les attire et de quoi on-ils peur ?
Depuis que la science des statistiques leur en a offert la possibilité, les fabricants de produits ont tout fait pour savoir ce que pensent les populations. Et pour cela, toutes les techniques sont bonnes : rencontrer les acheteurs chez eux, dans la rue, leur écrire, et même les inciter à répondre en leur proposant quelques offres, parfois dérisoires.
Le but est toujours le même, recueillir des informations, les plus nombreuses et les plus précises possibles. Depuis cinquante ans, ces techniques ont fait des progrès considérables, ont les classe aujourd'hui en deux grands catégories :
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les études quantitatives
les études qualitatives
Ecoutons ce que nous explique Serge, directeur délégué chez B.V.A.
On peut estimer qu'entre cinq et dix pour cent de la population française sont interrogés chaque année. Il est amusant de noter que, si plus aucune personne n'acceptait de répondre aux enquêtes, toute l'économie du pays s'en trouverait totalement déstabilisée.
Les motivations sont diverses, mais en moyenne, plus d'un consommateur sur trois accepte de répondre aux enquêtes par téléphone.
Une autre méthode
pour obtenir des informations sur le consommateur consiste à envoyer des courriers en grand nombre, le
mealing. Les sociétés spécialisées dans ces genres de questionnaires, constituent des mégas bases de données. Une fois remplis, les questionnaires sont
retranscrits au maghreb, où la main d'oeuvre est moins cher, les résultats obtenus par ces questionnaires sont stockés dans de puissants ordinateurs situés près de Paris. Actuellement,
vingt deux millions de consommateurs européens sont répertoriés dans ces mégas bases de données, dont un ménage sur cinq est français.
Les grands groupes et entreprises utilisent ces informations, pour identifier quel consommateur sera susceptible de lui acheter son produit. Une fois le consommateur identifié, les fabricants lui enverront des publicités très ciblées et donc, beaucoup plus efficaces, pour le pousser à l'acte d'achat. Voilà pourquoi, pour certain, ces pratiques de sondage relèvent de l'espionnage individuel :
« Quand vous lisez les questionnaires, vous voyez qu'il y a des questions extrêmement larges, d'ordre général, et d'autre questions beaucoup plus personnelles. Les consommateurs sont complètement illusionnés, dans la mesure ou il y a un cadeau, une récompense à la clé. Ensuite, c'est le silence, le consommateur ne sait plus ce qu'on va faire de ces données, il ne sait pas, concrètement comment y accéder, comment dire stop à leur utilisation. Et nous, nous savons que ces banques de données, c'est comme une gare de triage, les institus les louent, les revendent, et font leur business avec. »
Eric, F.O. Consommateurs.
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